A UN TOURNANT MAJEUR DE L’HISTOIRE

Aux dernières nouvelles, la situation se corse à Madagascar. En effet, à l’allure où va la surchauffe politique, de nombreux observateurs craignent la matérialisation d’une imminente implosion sociale. Vu l’exacerbation de l’ opinion, ainsi que la requête déposée par les députés de l’ opposition à la HCC, et du BIANCO, ceci, après l’adoption des textes électoraux jugés trop à l’avantage du candidat du régime au pouvoir. En réalité, il faut dire que, depuis un certain temps, certains entités se préoccupent plus des mesures à prendre en cas d’émeutes et de désobéissance civile que de la préparation de l’élection présidentielle elle-même.

En déplacement à Fandriana, interviewé dans une émission radiophonique de Feon’ ny Fikasana, suivie d’une conférence au centre socio-culturel, le Président MAILHOL avait étalé l’enjeu essentiel de tous les événements politiques qu’il avait rendu public. Depuis le retour du Président Ratsiraka à la tête du pays en 1997, et ce jusqu’à son propre avènement au pouvoir; ce faisant, et en prenant l’histoire à témoin, le Président MAILHOL avait appuyé que tout ce qu’il lui avait été chargé de dire à l’avance s’est réalisé. De un, le retour de Président RATSIRAKA en 1997 – 2002, et son départ après 6 ans de règne, avec une effusion de sang. De deux, l’élection d’une personnalité soutenue par le FFKM, le Président  RAVALOMANANA et la durée de son mandat de 7 ans, 2002 – 2009, également parti après un affrontement qui avait fait couler du sang; et puis, le Président RAJOELINA 2009 – 2013.

Ayant été invité par les conseillers du Président RAJOELINA de son temps, pour de plus amples informations sur les tenants et aboutissants de la prédiction, le Président MAILHOL avait bien ponctué l’existence d’ un autre dirigeant après le régime de transition. En réalité, l’ instance dirigeante actuelle est indépendante et ne constitue nullement une prolongation du régime de la transition. Et alors, quelque soit la durée du mandat de cette dernière, c’est seulement après que vienne l’avènement du Président MAILHOL.

Concernant les lois organiques votées dernièrement par nos parlementaires, le Président du GFFM estime qu’une fois voté, il est d’une logique évidente, que ceux qui trouvent ces lois inégalitaires ne participent pas à l’élection, car n’étant pas dès le départ en accord avec les règles du jeu. Ils risquent de ne pas être en accord avec le résultat final non plus. Pour sa position personnelle, il a signifié que le succès de sa mission ne dépend pas spécialement des dispositions du code électoral.

En cette période trouble de l’histoire de Madagascar, le Président du GFFM se pose la question: allons – nous vers le scénario d’un gouvernement de transition, si jamais l’élection présidentielle n’aurait lieu cette année?

Judith Ranarivelo
GFFM Europe