Jirama : Vers l’abandon des centrales thermiques

Les centrales thermiques sont de véritables gouffres financiers pour la Jirama à cause du prix du gas-oil et des lubrifiants. Une solution est actuellement envisagée…

Les dépenses exorbitantes de la Jirama (Compagnie nationale de distribution et de production d’eau et d’électricité) en termes de consommation de carburants inquiètent le régime actuel, tout comme les bailleurs internationaux de Madagascar. L’abandon progressif des centrales thermiques est l’une des mesures que l’Exécutif entend mettre en place. En outre, des centrales hybrides seront installées dans les 114 centrales fonctionnant au gas-oil et au fuel lourd. Ceci afin de réduire de moitié ces dépenses en carburant.
Dans cette optique, l’Etat entend agir en accouplant les centrales existant avec des centrales solaires. Le coût de revient d’une centrale solaire est de 0,16 Euros le kWh, tandis que celui d’une thermique revient à 0,26 Euros le kWh. Ce qui réduira à la fois le prix de distribution aux consommateurs, mais également les dépenses de la compagnie. Un écart considérable qui nécessite une action rapide des décideurs du pays et de ceux de la JIRAMA.
Plusieurs rencontres ont été entreprises en vue de mettre en place ce système hybride. Symbion Power, FluidicEnergy ainsi que d’autres géants de l’énergie ont déjà annoncé leurs intentions d’investir dans ce domaine.
Rien que pour l’année 2015, la subvention de l’Etat à la compagnie nationale d’eau et d’électricité s’élevait à 300 Milliards d’Ariary, alors que les dépenses en carburant de ladite compagnie s’élevaient à 200 Milliards d’Ariary soit environ 70% du montant des subventions. Un fait qui a ainsi interpellé les bailleurs de Madagascar, notamment, le Fonds Monétaire International, qui réclame toujours l’arrêt des subventions de l’Etat à la JIRAMA.
L’une des options envisagées en vue de réduire les dépenses de la JIRAMA est l’importation de carburants par ladite compagnie afin de réduire les coûts. Une option que les bailleurs internationaux ne veulent pas cautionner, entend-on.

Marc A.