MADAGASCAR EST CAPABLE DE S’EN SORTIR TOUT SEUL

Avant et durant la campagne électorale, il existe un laps de temps où les dirigeants et les formations politiques « tombent miraculeusement amoureux » de la population. Alors c’est la période où l’on enregistre le plus de dons, des œuvres de charité. Le principe est simple; à défaut de présenter des bilans positifs lors de leur passage au pouvoir, les politiques s’offrent plutôt les services de l’ intelligence émotionnelle, avec l’objectif de soulever l’aval de l’opinion publique, et ainsi gagner l’élection. Face à cela, le Pasteur Mailhol réaffirme une volonté politique de changement radicale. Paradoxalement, dans sa manière de conduire sa pré-campagne, il rappelle primo: le début de la sortie de crise, deuxio: les prémices de l’indépendance financière passent nécessairement par la coopération malgacho-malgache. A l’ instar des systèmes tel que le « crowdfunding » qui a fait ses preuves aux Etats- Unis, il nous incombe de recourir à une « levée de fond nationale » qui permettrait à Madagascar de se défaire dès le départ, des conditions des bailleurs internationaux qui financent nos campagnes électorales pour leur propre  spéculation.

Éphémère, c’est l’adjectif exact qui définit toutes actions menées durant l’ « instant T ». Nos « acteurs » politiques proposent des solutions fugaces à la souffrance, et aux innombrables requêtes de la population, survolant l’essentiel, passant outre les reformes profondes et initiatives politiques cohérentes. Ils se perdent dans les dédales des inaugurations en grande pompe, entre autres, l’embellissement momentané des infrastructures routières. Avec un air de campagne festif et fanfaron, présence des artistes célèbres aux cachets exorbitants ; distributions de riz, tee-shirt et kit scolaire; ce faisant, ils surfent sur « le sentiment de l’instant » sans se sourciller outre mesure de l’ intérêt réciproque.

Le Président de GFFM de souligner, qu’en réalité  durant leur quinquennat, ceux qui sont élus se retrouvent dans l’ obligation de rembourser les sommes faramineuses (avoisinant les 400 à 600 milliard fmg,  qu’ils ont contractés afin d’assurer leurs opérations de charme. Bref, en arrivant au pouvoir, ils doivent avant tout honorer leurs créances et laissent la population sur « la table de l’autel ». Nonobstant les bonnes volontés, leurs rêves de développement sont voués à l’échec et leurs manœuvres de stratégie sans issue, car ils ont les pieds et poings liés par les diktats de leurs créanciers. Il leur reste d’obéir au doigt et à l’ œil aux exigences de ces derniers sous peine de voir débarquer la démocratie sous son vrai visage – c’est à dire le renversement de gouvernement par la rue et les armes.

Connu mondialement par la spécificité de l’enseignement qu’il porte, le Pasteur Mailhol et l’église FAM qu’ il dirige détiennent la réputation de n’avoir jamais eu recours aux aides extérieurs. Par ailleurs, le Président du GFFM balaie d’un revers de main tout engagement de dette en vue de la campagne électorale. De ce fait, il souhaite instaurer une innovation, en la coopération de toutes les meilleurs volontés malagasy. Une nouvelle politique monétaire, qui constituera nos premiers pas vers une réelle indépendance financière.

Sur  le plateau  SKYONE, questionné sur le rôle de l’ église dans le développement, l’on peut dire que le Pasteur Mailhol s’en est sorti avec brio. il a tenu à renforcer l’idée que Madagascar aurait fort besoin d’un dirigeant qui respecte «  LA PERFECTION MORALE« .

Judith Ranarivelo

GFFM Europe